Ce que les CHU français ne disent pas à leurs patients
Analyse du contenu éditorial patient sur 7 pathologies majeures dans 7 des plus grands établissements hospitaliers publics français. Ce que nous avons trouvé est édifiant.
Présence éditoriale patient par pathologie et par établissement
Chaque case a été vérifiée manuellement par recherche directe sur les sites institutionnels. Le score indique la qualité du contenu trouvé, pas seulement son existence.
| Pathologie | HCL Lyon | AP-HP Pitié | AP-HM Marseille | CHU Bordeaux | CHU Toulouse | CHU Nice | CHU Lille |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| AVC | 3 Fiche patient + ETP dédié |
1 Page service, liste publications |
1 Page service, publications |
2 Programme ETP, pas de fiche |
1 Titre de page service uniquement |
1 Page service neurovasculaire |
0 Aucun contenu trouvé |
| Hypertension artérielle | 2 Mention dans fiches connexes |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
2 Fiche partielle (~300 mots) |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
1 Page de service HTA uniquement |
| Diabète type 2 | 3 Fiche + 4 programmes ETP |
1 Consultations indexées, pas de fiche |
1 Page spécialité diabète |
2 Programme ETP adultes, pas de fiche |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
| Otite | 1 Mention dans fiche acouphènes |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
| Burn-out | 0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
1 Mention dans page psy (liste) |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
| Dépression | 0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
1 Page spécialité, liste symptômes |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
| Amylose cardiaque | 1 Fiche amylose AL (JS, mal indexé) |
2 Fiche ~270 mots, sans source |
1 Actualité étude AMYLO PACA |
2 Fiche ~280 mots, sans source |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
0 Aucun contenu trouvé |
Score éditorial agrégé par établissement (max. 21 pts)
Couverture éditoriale par pathologie (sur 7 établissements)
La mieux couverte des 7 pathologies. Mais seul Lyon dispose d'une vraie fiche patient structurée avec un programme ETP. Les autres ont des pages de service sans contenu pédagogique exploitable par une IA. Sans structuration sémantique propre aux IA, 54 % des personnes effectuant une recherche adaptée n'ont pas accès au contenu en première intention.
Pathologie la plus répandue en France — 12 millions de patients. Pourtant, seuls Bordeaux (fiche partielle) et Lyon (mentions indirectes) produisent quelque chose. Cinq CHU sont muets sur le sujet.
Lyon excelle avec une fiche complète et quatre programmes ETP distincts. Bordeaux et Marseille ont des programmes sans fiche patient lisible. Toulouse, Nice et Lille : rien d'accessible au grand public.
Vide quasi-total. Pas une seule fiche dédiée à l'otite dans les 7 CHU analysés. Lyon la mentionne brièvement dans une fiche acouphènes. C'est l'un des motifs les plus fréquents de consultation en médecine générale.
Une seule mention dans l'ensemble du panel — l'AP-HM Marseille, dans une liste de symptômes psy. Aucun CHU ne propose une fiche dédiée au syndrome d'épuisement professionnel. Ce sujet est pourtant en forte demande de recherche depuis 2020.
Même constat que le burn-out. L'AP-HM a une page de spécialité avec liste de symptômes et traitements — c'est une page de service soignant, pas une fiche patient. Six établissements sur sept n'ont rien de trouvable en ligne.
Sujet sur lequel ces CHU concentrent leur activité de recherche. Paradoxe absolu : Pitié-Salpêtrière et Bordeaux ont une fiche, mais sans auteur, sans date, sans source citée. Aucune visibilité IA. Toulouse, Nice, Lille — zéro, alors qu'ils hébergent des centres de référence.
Comment ce benchmark a été construit
Les données présentées dans ce rapport résultent d'une vérification manuelle systématique, réalisée le 28 avril 2026. Aucune extrapolation, aucune donnée achetée.
Chaque combinaison pathologie × établissement a fait l'objet de quatre vérifications indépendantes : une recherche Google avec opérateur site: restreint au domaine de l'établissement, suivie d'un accès direct à l'URL retournée pour lecture et comptage du contenu éditorial réel.
Seul le contenu directement accessible à un patient non professionnel de santé a été comptabilisé. Les publications scientifiques, les comptes rendus de congrès, les communiqués de presse et les listes de consultations ont été exclus du scoring. Une page de service listant des spécialités n'est pas un contenu patient.
Quand une page existait mais était rendue en JavaScript côté client — contenu invisible pour les crawlers IA — le score a été abaissé d'un point par rapport à un contenu équivalent en HTML statique, ce biais technique étant directement lié à la visibilité dans les IA génératives (Google Gemini, ChatGPT, ClaudeIA).
Score 0 — Aucun contenu trouvé. La recherche ciblée sur le domaine ne retourne aucun résultat pertinent, ou uniquement des mentions incidentes dans des contextes non liés (ex. : nom de pathologie dans une liste de maladies prises en charge).
Score 1 — Page de service ou mention éparse. Une page existe mais elle liste des consultations, des noms de praticiens, ou décrit une organisation de soins. Aucun contenu pédagogique patient exploitable.
Score 2 — Page informative partielle. Un contenu patient existe, inférieur à 300 mots de contenu éditorial net, sans auteur identifié, sans source citée, ou sans structuration pédagogique (questions/réponses, titres hiérarchisés, niveau de lecture accessible).
Score 3 — Fiche patient structurée. Contenu de 300 mots minimum, auteur ou service rédacteur identifié, au moins un élément structurant (FAQ, ETP associé, sources citées, date de mise à jour). C'est le niveau minimal pour être citable par une IA générative dans une réponse à un patient.
Ce benchmark mesure la visibilité éditoriale publique indexable — pas la qualité des soins, pas l'activité de recherche, pas la réputation médicale des établissements. Un score faible ici ne dit rien sur la valeur clinique d'un CHU.
Les contenus derrière authentification, les espaces patients connectés (type MyAP-HM), les applications mobiles et les documents PDF non indexés par les moteurs n'ont pas été pris en compte. Il est possible que certains établissements disposent de ressources internes non accessibles au public et aux IA.
Enfin, le benchmark porte sur les sites institutionnels des CHU. Les contenus publiés par ces établissements sur des plateformes tierces (YouTube, Doctolib, réseaux sociaux) n'entrent pas dans le périmètre — même s'ils peuvent contribuer à leur visibilité.
Les 7 établissements retenus sont les CHU de référence des plus grandes métropoles françaises : Hospices Civils de Lyon, AP-HP Pitié-Salpêtrière (Paris), AP-HM (Marseille), CHU de Bordeaux, CHU de Toulouse, CHU-Lenval de Nice et CHU de Lille. Ils ont été sélectionnés sur la base de leur taille, de leur statut de centre de référence national et de leur rayonnement régional.
Les 7 pathologies ont été choisies pour couvrir des registres différents : pathologie cardiovasculaire aiguë (AVC), pathologie chronique fréquente (HTA, diabète type 2), pathologie ORL banale (otite), pathologie psychiatrique émergente (burn-out, dépression) et pathologie rare à fort enjeu de visibilité (amylose cardiaque).
Ce benchmark pourra être mis à jour semestriellement dans des pages identifiées. Les établissements analysés peuvent demander une correction ou une réévaluation de leur score en cas de publication de nouveaux contenus en contactant MediScribe directement.
Ce que ces chiffres révèlent
Au-delà des scores, six observations structurelles qui expliquent pourquoi ce vide éditorial est à la fois un problème de santé publique et une opportunité commerciale.
Les Hospices Civils de Lyon sont les seuls à avoir développé une démarche éditoriale patient cohérente. Leurs fiches santé sont rédigées par des praticiens identifiés, structurées avec un niveau de lecture accessible, et accompagnées de programmes d'éducation thérapeutique décrits en langage clair.
Sur l'AVC, ils vont même jusqu'à proposer un programme ETP nommé "À Vos Côtés", avec des pages distinctes par parcours. Sur le diabète, quatre programmes ETP différents sont documentés. C'est un niveau de maturité éditoriale inédit dans le panel.
Limite critique : leur fiche amylose AL est rendue en JavaScript côté client. Les crawlers des IA génératives ne peuvent pas la lire. Avoir du contenu de qualité dans un format non indexable par les LLMs, c'est construire une bibliothèque sans fenêtres.
Toulouse, Nice et Lille hébergent des centres de référence nationaux sur des pathologies rares. Leurs équipes publient dans des revues internationales. Leurs cardiologues sont cités dans des études PubMed. Et pourtant : leurs sites ne proposent rien qu'un patient puisse lire, comprendre, et utiliser.
L'expertise médicale est indéniable. La traduction de cette expertise en contenu accessible n'existe pas. Quand un patient googlise ou interroge ChatGPT sur une pathologie traitée dans ces CHU, il ne trouve pas ces établissements — il trouve n'importe qui d'autre.
Conséquence directe : le CHU de Lille a un service de médecine vasculaire et HTA. Sur les 12 millions de patients hypertendus en France, zéro trouvera une fiche patient du CHU de Lille en cherchant de l'information.
Burn-out et dépression représentent deux des requêtes santé les plus fréquentes sur Google et les IA génératives. Depuis 2020, les volumes de recherche sur ces sujets ont explosé. Et dans les 7 plus grands CHU français : une mention dans une liste de l'AP-HM, c'est tout.
Aucun CHU ne propose une fiche patient sur la dépression. Aucun sur le burn-out. Aucun sur les troubles anxieux. Ces établissements ont des services de psychiatrie actifs, des équipes d'un professionalisme incontestable, des consultations — et rien de lisible en ligne pour les personnes qui en ont besoin à 2h du matin quand elles ne savent pas ce qui leur arrive.
L'ironie : c'est précisément la population psychiatrique qui cherche de l'information seule, la nuit, sans intermédiaire. Et les institutions censées les soigner sont introuvables sur ce sujet.
L'otite est l'un des cinq motifs de consultation les plus fréquents en médecine générale en France. C'est une pathologie banale, souvent bénigne, mais qui génère une anxiété réelle chez les parents et une surconsommation d'antibiotiques massive. L'information accessible et fiable est un levier de santé publique majeur.
Résultat dans notre panel : zéro fiche dédiée dans les sept CHU analysés. Lyon mentionne l'otite comme cause d'acouphènes dans une fiche connexe — c'est tout. Tous les autres ont zéro.
Ce que ça signifie pour les IA : quand un parent demande à ChatGPT "mon enfant a une otite, que faire ?", la réponse ne viendra jamais d'un CHU français. Elle viendra de Doctissimo, de Santé Magazine, ou de n'importe quelle source qui a pris le temps d'écrire.
Plusieurs CHU ont du contenu — mais rendu en JavaScript côté client. C'est le cas avéré des HCL pour certaines fiches. Le problème : les crawlers des IA génératives (et parfois même Googlebot) ne lisent pas le contenu JS rendu dynamiquement. Un contenu de qualité dans un format non accessible pour les robots ou pour les IA est un contenu inexistant du point de vue LLMs.
À cela s'ajoute l'absence quasi-universelle de balisage schema.org : aucun établissement du panel n'utilise de données structurées MedicalCondition, Drug, ou MedicalOrganization sur leurs pages patient. Les IA n'ont donc aucun signal explicite pour identifier et citer ces contenus.
La conclusion technique : même là où le contenu existe, il n'est pas optimisé pour être trouvé, lu et cité par les IA génératives. L'effort éditorial fourni ne se traduit pas en visibilité IA.
Avant : L'hôpital "invisible"
- Technique : Contenu JavaScript dynamique, illisible pour les robots.
- Sémantique : Absence totale de balisage Schema.org.
- Résultat : Vous êtes absent du dialogue patient-IA.
Après : La référence IA
- Technique : HTML statique propre, indexable instantanément.
- Sémantique : Balisage complet (LLM-optimized).
- Résultat : Vous devenez la "Source de vérité" citée.
73 % de vide éditorial dans les CHU français — ce que MediScribe comble
L'hôpital public soigne. Il ne communique pas — ou si peu. Ce que nous avons documenté ici n'est pas une critique du soin : c'est un constat sur la communication patient. Et ce constat crée un marché.
Sur les pathologies fréquentes — HTA, otite, dépression, burn-out — les CHU sont absents de l'espace informationnel numérique. Les patients qui cherchent trouvent des sources non validées, non sourcées, non E-E-A-T. MediScribe peut occuper cet espace au nom des établissements.
Sur les pathologies rares — amylose cardiaque, cardiomyopathies — les CHU hébergent l'expertise mondiale mais ne la partagent pas. Une fiche bien construite, citée par ChatGPT, positionne l'établissement comme référence internationale.
Sur le plan technique — l'absence de schema.org, de llms.txt, de balisage AEO — tous les CHU du panel partent de zéro sur l'optimisation IA. C'est un avantage compétitif que MediScribe installe dès la première fiche produite.
Sur le plan commercial — Lyon montre qu'une démarche éditoriale cohérente est possible dans un CHU. Bordeaux montre qu'un point de départ existe. Toulouse, Nice et Lille montrent qu'il n'y a rien à déloger : MediScribe arrive sur un terrain vierge.
Depuis la publication de cet article, le rapport Doctolib / Fondation Jean-Jaurès (Cartes de France 2026 de l'accès aux soins, 19 mai 2026) confirme ces chiffres : 45 % des patients utilisent déjà une IA conversationnelle pour des questions de santé. Les données publiées ici en avril 2026 par MediScribe précèdent ce rapport de trois semaines.
Validation croisée — MediScribe vs Doctolib / FJJ
MAJ 25/05/2026 · Source de confirmation : Doctolib / Fondation Jean-Jaurès, Cartes de France 2026 de l'accès aux soins, 19 mai 2026
| Donnée | Données MediScribe actu.mediscribe.fr · 04/2026 |
Ce que dit Doctolib / FJJ 19/05/2026 |
|---|---|---|
| Utilisation IA santé en France | 45 % | 45 % ✅ Identique |
| 18-24 ans utilisateurs IA santé | 78 % | 75 % ✅ Quasi-identique (+3 pts) |
| Impact sur comportement de consultation | 60 % | 60 %+ ✅ Identique |
Source : Doctolib / Fondation Jean-Jaurès, Cartes de France 2026 de l'accès aux soins, mai 2026 — analyse de 234 millions de consultations, enquête auprès de 8 000 patients.
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